Une véritable hémorragie

Au prétexte de l’austérité, le nombre de postes dans l’Inspection du travail a fondu comme neige au soleil. Entre 2010 et 2025 :

Au total presque un quart des postes dans l’Inspection du travail ont été méthodiquement supprimés ces quinze dernières années, et le taux de postes vacants dépasse 20 % dans plus d’un tiers des départements français.

 

Un danger pour les salarié·es

En sous-effectif structurel, les inspecteur·ices du travail ne peuvent exercer leur mission de contrôle dans de bonnes conditions. Et quand elles et ils y arrivent, trop de leurs procès-verbaux sont classés sans suite par les procureur·es de la République, soit par manque de moyen, soit par décision politique. De toute façon, les sanctions sont peu dissuasives

Cette situation, cumulée à la limitation drastique de l’intervention des représentant·es du personnel depuis les ordonnances Macron et la suppression des CHSCT, crée un cocktail explosif :

Renverser la balance, enfin

Après avoir organisé la pénurie d’inspecteur·ices du travail, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail.

En cette année d’élections professionnelles dans la fonction publique, la CGT porte plus que jamais sa revendication du doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, avec de plus larges prérogatives coercitatives (arrêt de chantiers et travaux dangereux).

L’austérité est un danger pour tou·te la population, et en particulier pour tou·tes les travailleur·ses !