Des listes prétendument apartisanes

Un récent article de Médiapart met en lumière la stratégie électorale du Rassemblement national pour les prochaines élections municipales : compléter les investitures officielles par de nombreuses candidatures « sans étiquettes ».

Afin de contourner le problème du rejet que peut susciter le parti créé par d’anciens nazis et membres de l’OAS, nombre de candidat·es pourtant clairement identifié·es comme membres du Rassemblement national se présentent en leur nom. 

C’est le cas de Louis Alliot à Perpignan, ou encore de Laure Lavalette à Toulon. Se prétendant apartisan·es, ces candidat·es peuvent ainsi se délester de l’héritage pesant de leur parti, tout en en défendant les idées profondément xénophobes, réactionnaires et antisociales.

Pas de tissu militant dans les petites villes

Dans les petites communes rurales, où le vote RN est le plus fort, le parti d’extrême droite dispose de peu d’éléments encartés. Le fait de se présenter sans étiquette permet d’intégrer des sympathisant·es non-membres du parti. Cette configuration permet aux candidat·es de s’adresser plus facilement à des électeur·ices dépolitisé·es dans ces secteurs.

Lutter contre l’extrême droite, quelle qu’en soit la forme

Avec ou sans étiquette, le bilan de l’extrême droite dans les villes sous son emprise est sans appel :

Qu’elles portent les couleurs du Rassemblement national ou non, les listes d’extrême droite en portent les idées

Elles représentent un danger redoutable pour les travailleur·ses et la population tout entière.